N° ACR0000231 - Monument à Notre-Dame-du-Suprême-Pardon
Précision Intérêt :
Edicule singulier récemment restauré, le monument à Notre-Dame du Suprême Pardon illustre l’architecture innovante du praticien nivernais Georges-Théodore Renaud dans son propre département. La remarquable église Notre-Dame-de-Bethléem à Clamecy, au nord de la Nièvre, consacrée en 1927, est également bâtie en béton armé par Renaud. Sur ce point, Renaud rejoint les frères Perret qui, dans le même temps, construisent leurs premières églises en béton (Notre-Dame du Raincy, 1923 ; chapelle de La Colombière à Châlons-sur-Saône, 1928).
Description historique :
Afin de stimuler la foi de ses paroissiens – dans un contexte d’opposition avec l’autorité municipale et d’exode rural – et de soutenir la construction d’une nouvelle église paroissiale, le curé de Chiddes instaure, en 1908, un pèlerinage au mont Charlet, hauteur qui domine le bourg de Chiddes au nord-ouest. Chaque année, la procession quitte l’église pour gagner le sommet tout proche et attire, dès sa fondation, une foule nombreuse de pèlerins. En 1911, le diocèse sollicite l’architecte Georges-Théodore Renaud pour dessiner le clocher de la nouvelle église ainsi qu’un monument qui doit être érigé au sommet du mont Charlet en l’honneur du grand pardon de Notre-Dame. L’édicule est livré en 1927.
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